dernière mise à jour ¬ 26/04/17 | mercredi 26 avril 2017 | je m'abonne | sommaires

Comédie de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Little Miss Sunshine

USA, 2006

mars 2007, par Elise Guiraud

Une plongée lucide et hilarante au cœur d’un concours de beauté qui tourne mal.

Olive, 7 ans, son frère adolescent Dwayne, leurs parents Sheryl et Richard s’embarquent à bord d’un van hors d’âge pour traverser le pays jusqu’en Californie : la fillette a été sélectionnée pour participer au concours « Little Miss Sunshine », qui désignera une reine de beauté de la catégorie « poussin »...
Également accompagnée par son pittoresque grand-père héroïnomane et par Frank, son oncle suicidaire, Olive se jette de toutes ses forces dans la compétition.

Dans la veine d’American Beauty, cette comédie attaque par l’absurde quelques clichés de l’american way of life. À la barbarie d’un monde divisé entre « perdants » et « vainqueurs », elle oppose la douceur de l’entraide et du « serrage de coude », au moyen d’une mise en scène qui s’appuie beaucoup sur les images fortes et l’humour.

À quoi bon, en effet, devenir la petite « miss » couronnée de la Californie si cela implique de renoncer à la crême glacée et de se forcer à marcher comme un mannequin sur son podium ?

Little Miss Sunshine offre la vision glaçante d’une manufacture à petites filles parfaites, chantant et dansant en rythme, souriant avec une grâce mécanique et singeant les déhanchements des femmes adultes qu’on leur a données en modèle.

Comment Olive, par sa force de caractère et le soutien de sa famille déglinguée et si aimante, parvient à ne rien sacrifier de sa personnalité à ce Moloch moderne et s’épanouit malgré les diktats à faire grandir les gamines trop vite, c’est ce que se propose de narrerLittle Miss Sunshine, porté par la fantaisie de ses dialogues, l’énergie de ses comédiens et la maestria comique de ses réalisateurs.


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