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Najat Vallaud-Belkacem promeut le modèle suédois

novembre 2012, par Claudine Legardinier

Alors qu’une proposition de loi visant à l’abrogation du délit de racolage passif était présentée au Sénat, la ministre des droits des femmes se rendait en Suède pour étudier le modèle politique mis en œuvre sur la prostitution. Elle poursuivra ses investigations en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Si la ministre des droits des femmes a choisi la Suède les 8 et 9 novembre 2012, c’est bien parce que ce pays se distingue pour sa politique en matière d’égalité entre les sexes. C’est donc pour améliorer notre système à la lumière des réussites et des limites du système suédois que la ministre est allée observer sur place les résultats obtenus dans plusieurs domaines : égalité en matière d’emploi, accueil de la petite enfance, congés parentaux, pédagogie sur l’égalité des sexes, mais aussi politiques sur la prostitution.

On se souvient que Najat Vallaud Belkacem s’était très tôt prononcée en faveur de la pénalisation des clients, mesure propre à la loi suédoise de 1999. A l’issue de son voyage, la ministre a salué cette politique en soulignant l’adhésion croissante de l’opinion suédoise, aujourd’hui favorable à 70% à ce dispositif.

Elle a souligné l’impact de la loi sur les comportements, c’est-à-dire sur la façon dont les hommes et les femmes ont intériorisé l’idée que l’achat d’actes sexuels n’était pas une activité banale. Elle a également relevé que la prostitution avait baissé de moitié dans le pays en l’espace d’une dizaine d’années, à la différence des pays voisins.

La ministre a par ailleurs annoncé le 20 novembre 2012 sur France Inter que son gouvernement allait abroger le délit de racolage passif inscrit dans la loi depuis 2003 et qui fait des victimes des coupables en les menaçant de deux mois d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende. Elle a expliqué qu’il s’agissait de les protéger et non de les condamner, car il s’agit de personnes en souffrance.


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