dernière mise à jour ¬ 20/07/17 | jeudi 20 juillet 2017 | je m'abonne | sommaires

  • Dépendances / Se reconstruire / Rencontres

    Elsa : Dire qu’on a été prostituée reste tabou. C’est une vérité violente à énoncer et à recevoir.

    Elsa a 22 ans. Elle est vivante. Un miracle selon ses propres mots. La drogue, l’alcool, la prostitution, elle a tout traversé. Aujourd’hui, elle est pleine de projets après avoir fait les bonnes rencontres et mis au clair les venins qui ont empoisonné ses jeunes années. Il faut que je sois une miraculée pour me relever des dépendances et du (...)
  • Manques / Enfermement / Survivantes / Résister / Paroles / Se reconstruire

    Alice : C’est mon père qui a créé la prostituée que je suis devenue.

    Dotée d’une rage de pittbull, Alice a décidé de mettre un point final à un épisode de sa vie qu’elle assimile aujourd’hui à une entreprise de démolition. Elle témoigne, haut et fort, pour dénoncer le système. Et épingle tous les manques qui l’ont si longtemps abandonnée à son sort. Cinglant. J’ai connu trois bars en cinq ans. On a fermé les maisons closes (...)
  • Manques / Se reconstruire / Temps

    Ariane : Pour supporter la violence de ce que j’ai à dire, je n’ai pas trouvé grand monde.

    Quand j’étais enfant, mon beau père me disait “si tu ne travailles pas à l’école, tu seras pute ou femme de ménage” ; j’ai été les deux, dit Ariane qui a connu à 20 ans les bars à hôtesses. Victime d’inceste, élevée dans la pornographie, proie rêvée pour les proxénètes et les dealers, elle est parvenue à sortir de la violence sexuelle et des addictions. Ce (...)
  • Rencontres / Se reconstruire

    Mariana : sortir de la prostitution, fière de dire que c’est possible !

    Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2010, neuf années où Mariana n’a pas pu revoir sa fille, restée en Roumanie. Victime d’un réseau, Mariana s’échappe, mais une dénonciation mensongère la fait accuser elle-même de proxénétisme et menacer d’extradition. Grâce à sa rage de vivre et avec l’aide associative, elle est finalement reconnue comme victime de la (...)
  • Se reconstruire

    Eudoxie : Tous les jours, je suis abattue...

    Nous avons reçu ce texte de la part d’une jeune femme qui fut accompagnée par la délégation du Mouvement du Nid du Nord-Pas-de-Calais, après avoir été prostituée dans des bordels de Belgique. Aujourd’hui, elle prépare un livre, et nous sommes très fiers de publier cette tribune intitulée : "De l’abattage des animaux à l’abattage des putes, il n’y a qu’un (...)
  • Justifications / Regards / Se reconstruire

    Marc : Une relation sexuelle, ce n’est pas anodin. On y met de soi.

    26 ans, de gauche, féministe, antiraciste, Marc fait partie des jeunes homosexuels rejetés par leur famille. D’origine asiatique, il dénonce le racisme du milieu des saunas où il a connu des années de drague mais aussi un épisode de prostitution. Aujourd’hui, il se déclare favorable à la pénalisation des « clients » et dit son écœurement face aux (...)
  • Se reconstruire / Enfermement

    Carole : Toutes les violences subies polluent ma vie.

    Après avoir passé trois ans dans la prostitution et les bars à champagne de Belgique, Carole est hantée par ce qu’elle a vécu. Loin des images branchées et libertaires des médias, elle décrit un système fondé sur la violence, le racket, le racisme, la dépossession de soi. Son sentiment ? Celui d’avoir passé ces années enfermée dans une cave. J’étais chef (...)
  • Se reconstruire / Survivantes / Vivre / Paroles / Rencontres / Prévention

    Laurence : Renaître de ses hontes.

    Merci à Laurence pour cet entretien accordé à la parution de son livre, Renaître de ses hontes. Ce livre, Renaître de ses hontes, c’est la fin d’un long cheminement qui m’a permis de nettoyer définitivement ma honte, d’oser ne plus me cacher, de prendre le risque d’être moi au risque de déplaire aux autres et à la société. Il est le symbole de ma (...)
  • Rencontres / Se reconstruire

    Marion : J’ai le sentiment qu’on me demande d’y retourner.

    Marion ne prononce jamais le mot de "prostitution", jamais le nom du lieu où elle a été prostituée, un bois en bord de route. Elle décrit les enfermements successifs : l’isolement, le silence, les violences. L’obligation de se battre, jusqu’à l’épuisement. Pendant, et pire encore, après. Parce que tout - et tous - se liguent pour entraver son espoir (...)
  • Se reconstruire / Vivre

    Rosen : Je me suis autodétruite. Si j’avais continué, je serais morte

    Rosen a longtemps défendu l’idée d’un statut et cru en la nécessité de rouvrir des maisons closes. Aujourd’hui, elle se bat aux côtés du Mouvement du Nid pour la pénalisation des « clients ». Elle raconte son long cheminement et revient sur l’arme de destruction qu’est la prostitution, en particulier sur le plan de la santé. Découvrez au bas de ce (...)
  • Se reconstruire / Paroles / Vivre

    Angel K : Les mensonges que l’industrie du sexe nous raconte, nous ne sommes pas obligéEs de les gober

    Angel K. est une survivante de la prostitution, une des chanceuses qui est parvenue à quitter la prostitution ainsi qu’elle se présente elle-même. Elle nous a autorisé à publier ici ce texte, entre témoignage et analyse, d’abord paru sur son blog, Surviving prostitution and addiction. Je ne suis pas de celles qui haïssent les hommes.]e suis passée (...)
  • Se reconstruire / Violences

    Laurence : une descente aux enfers

    Essayez de fermer les yeux, juste un instant, et de vous imaginer avoir une vingtaine de rapports sexuels par jour avec des hommes de toutes catégories socio-professionnelles, des petits, des grands, des gros, des maigres, des agressifs, des pervers, des fous, des paumés, des sado-masochistes avec des fantasmes violents. Essayez d’imaginer (...)
  • Illusions / Se reconstruire

    Noémie : Je n’étais plus rien ; un corps et puis c’est tout.

    J’ai fait une dépression à 16 ans. Une tentative de suicide. J’ai été hospitalisée. J’ai vu tout un tas de psys, des comportementalistes, des psychologues, des psychiatres… Au collège, au lycée, j’étais seule. On disait que j’étais prétentieuse. Je ne l’étais pas mais je courais après la perfection. Il fallait que je sois la plus jolie, la plus brillante. Je (...)
  • Prévention / Illusions / Enfermement / Se reconstruire

    T., étudiant : Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir.

    T. a connu le trottoir il y a quatre ans. Puis la prostitution à domicile. Il avait 18 ans. Cette expérience a été cruciale pour lui, on peut même dire traumatisante. Il nous a contactés pour témoigner, avec hésitation d’abord, rage ensuite, envie de tout arrêter pour finir. Dire n’est pas facile. Même dans l’anonymat. T. en est l’exemple vivant et (...)
  • Se reconstruire / Prévention

    Eliane : Pour moi, il y a urgence...

    On parle des « besoins » des hommes, de leur éventuelle « misère sexuelle » ; jamais des manques et des détresses des femmes, vécus en silence, jamais du drame que traversent celles qui découvrent que leur mari, leur compagnon, est client. Eliane dit sa révolte mais aussi la tragédie — le sida — à laquelle elle a, par chance, échappé. J’ai vécu quinze (...)
  • Se reconstruire

    Anaïs, chronique d’une échappée [2/2]

    Nous avons publié le témoignage d’Anaïs, "masseuse" dûment enregistrée par la chambre de commerce, dans Prostitution et Société numéro 141. Manipulée et battue par son mari, elle s’est longtemps accommodée de cette situation. Jusqu’à ce que la rage l’emporte. Aujourd’hui, avec l’aide du Mouvement du Nid, Anaïs n’est plus prostituée. Il nous a semblé (...)
  • Se reconstruire / Enfermement / Peurs

    Laldja : "On est une cible"

    Il. Jamais Laldja n’a prononcé le nom de celui dont elle dit : je voudrais qu’il ne soit plus vivant. Son obsession ? Que d’autres jeunes femmes ne tombent pas dans le piège. C’est la raison qui l’a poussée à porter plainte et à témoigner. Tout a commencé en 1991. Laldja avait 20 ans. Elle tenait une pâtisserie en Tunisie, à Nabeul. Son rêve ? Voyager. (...)
  • Se reconstruire / Enfermement

    Adriana : Je suis contente parce que je suis vivante.

    Je suis arrivée en France en 1997. J’avais 16 ans. Avant, je vivais chez mes parents, en Albanie, à Tirana. J’étudiais l’anglais dans une école professionnelle. À 14 ans, j’étais d’ailleurs allée passer un an en Angleterre. À 16 ans, j’ai rencontré un jeune homme. L’Albanie s’était un peu ouverte, mais malgré tout je ne pouvais pas parler de cette relation (...)

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